Bilan de Donald Trump en un an de gouvernance

Les États-Unis ont élu l’année dernière Donald Trump à la tête de leur nation. Cette élection controversée a bouleversé tous les codes déjà établis dans le milieu politique américain. Pour la première fois, les États-Unis d’Amérique seront dirigés par un homme d’affaires plutôt qu’un politicien. Connu pour ses déclarations spéciales et son comportement très instable, Donald Trump a gouverné pendant un an l’une des plus grandes puissances mondiales. Son mandat loin d’être achevé soulève déjà des questions.

Un bilan mitigé

Il y a de cela exactement un an que le monde observait, médusé, l’investiture de Donald Trump. Ce dernier considéré comme un outsider au départ sera finalement le locataire de la maison blanche pour les quatre prochaines années. Installé depuis une année, Donald Trump s’est illustré dans des frasques indescriptibles. Néanmoins, on peut lui reconnaitre d’avoir maintenu à flot l’économie américaine. En effet, le taux de chômage du pays n’a jamais été aussi bas depuis une bonne décennie. De plus, la nouvelle réforme fiscale instaurée par le président aura au moins eu pour effet d’obliger certaines multinationales à revoir leur politique de salariat ou à payer plus le fisc américain. Elle permettra même de faire baisser les prélèvements fiscaux des Américains sur 10 ans. Enfin, on notera que la vague de nomination des juges fédéraux pour la plupart conservateurs lui permet de consolider sa base électorale.

Si ces différents points cités plus haut semblent être les seuls points positifs de ce début de mandat, on ne peut tout de même pas en dire autant des autres éléments.

Des décisions sujettes à polémiques

Il aura fallu sept jours au président américain pour donner sa première décision après son investiture. Ce sera la réduction des immigrants de 7 pays musulmans. Ce décret migratoire a provoqué une vague de réaction, car ces pays et leurs ressortissants ont été considérés comme dangereux par Donald Trump. Par ailleurs, on notera également le limogeage de l’ancien directeur du FBI concernant la relation entre l’équipe de campagne du président et la Russie. En outre, on a pu constater le retrait des USA de l’accord de Paris, ainsi que la position récente de l’Amérique en shutdown se traduisant par la mise en congé d’office sans paies de milliers de fonctionnaires fédéraux. Ces divers évènements représentent les nombreux tollés qui ne redorent pas le blason de l’autoproclamé Wonderful Donald.

Des scandales 2.0

On ne saurait évoquer le bilan de Donald Trump sans faire état de son addiction à Twitter. En effet, le « petit oiseau bleu » reste l’un des moyens de communication préférés du chef d’État. Très constant et prolixe, Donald Trump peut se targuer d’avoir rédigé au moins 2000 micromessages en un an, et ce souvent dans la matinée.

Cette technique de communication qui différencie son style politique de ceux de ses confrères et prédécesseurs plait aux Américains au regard des milliers de « retweets » ou de « likes » qu’il engrange. Ce réseau social est le canal qu’utilise le président américain pour alimenter les débats :
  • Échanges fougueux avec le leader nord-coréen Kim Jong-Un ;
  • Reconnaissance de Jérusalem comme capitale israélienne.
Toutes les déclarations du président américain sont controversées.

Le dernier coup d’éclat en date est ce terme « pays de merde » employé pour qualifier les pays du tiers-monde et les pays africains. Cette manière de communiquer constitue même une stratégie diplomatique dans la mesure où elle aura fait réagir d’autres chefs d’État par le même canal.

Un président sur la pente glissante

37 %, c’est la cote de popularité du président américain. Ce taux considéré comme « le taux plus bas qu’a eu un chef de l’exécutif » selon le Washington Post est révélateur de l’opinion qu’ont les Américains de leur président. Et malgré la présentation d’un carnet médical honorable, certains doutent de la capacité mentale de Donald Trump à gouverner le pays. Le dernier ouvrage Fire and Fury du journaliste Michael Wolff qui raconte les frasques de Donald Trump, ainsi que les doutes de son entourage sur sa capacité à gouverner est un énième coup d’épée porté au magnat de l’immobilier. Ce livre que le président a tenté de faire interdire sera pourtant vendu et deviendra même un best-seller. On y découvre l’envers du décor de l’administration Trump et le comportement réel de cet homme énigmatique.

Enfin, notons que le turn-over rocambolesque de ses conseillers immédiats montre combien l’inexpérience de Donald Trump se fera ressentir dans les prochains mois et même les années à venir. La démission ou le renvoi forcé d’éminentes personnalités comme celle d’Omarosa Manigault, ancienne directrice de la communication de Trump, sont révélateurs de la mauvaise gestion de Donald Trump.